Dans un monde qui se digitalise et se transforme rapidement les voyageurs deviennent plus exigeants. Les acteurs concernés doivent s’adapter et ainsi trouver des solutions technologiques – telles que la biométrie pour répondre aux besoins des voyageurs. L’arrivée de la biométrie pourrait bouleverser l’expérience voyageur.

 

I/ Qu’est-ce que la biométrie ?

C’est « la mesure du vivant ». Elle est utilisée à des fins de reconnaissance, d’authentification et d’identification d’un individu.

En clair la biométrie récolte ses caractéristiques physiques ou comportementales tels que les empreintes digitales, les traits du visage, la reconnaissance vocale et faciale, la signature, la démarche etc…

Ces caractéristiques ont la particularité d’être uniques et permanentes.

Avec cette technologie, l’expérience voyageur sera considérablement améliorée car le parcours est simplifié, rapide et sécurisé.

II/ La biométrie : les dispositifs existants

 Aujourd’hui le domaine de l’aérien est le premier utilisateur de cette technologie. Selon le rapport Air Transport IT Insights 2018 de SITA, 77% des aéroports prévoient de développer des projets majeurs ou des programmes de recherche et développement pour le contrôle des identités via la biométrie.

L’aéroport de Changi à Shangaï est passé entièrement à un service biométrique sur la reconnaissance faciale appelée MorphoPass d’IDEMIA. Ce service a largement contribué à la sécurité et à la fluidité de déplacements des passagers. En France, le dispositif PARAFE (passage automatisé rapide des frontières extérieures) déployé dans quelques aéroports, est fondé sur le même principe.

L’IATA (association internationale des compagnies aériennes) travaille sur un concept d’ « identité unique » dite aussi la solution One ID. Elle permet d’authentifier l’ensemble des déplacements d’un voyageur en utilisant un jeton d’identité biométrique. Ainsi il serait utilisé pour la réservation des vols, les contrôles de sécurité, le contrôle aux frontières et la collecte des bagages.

La solution SITA Smart Path fonctionne avec le même procédé en utilisant un jeton électronique (du même principe que l’IATA) ou dit encore « token ». Il va fusionner la carte d’embarquement, la pièce d’identité et le visage du voyageur. Les données sont conservées uniquement durant la durée du parcours voyageur, selon Sergio Colella.

Cette technique assure la sécurité des données et garantie le respect de la vie privée du voyageur.

 

III/ Comment s’intègre la biométrie dans l’hôtellerie

Dans l’hôtellerie, la biométrie est encore un projet futur. Selon Oracle, 74% des hôteliers sondés sont favorables à la reconnaissance faciale d’ici 2025. Les voyageurs le sont également. En effet, 62% des sondés estiment que le recours à la biométrie améliorerait leur séjour, dans 41% des cas, les fidéliserait.

biométrie et hôtellerie

La biométrie pourrait se matérialiser par :

  • l’ouverture de la chambre
  • Paiement des séjours
  • Personnalisation du service par rapport aux données du client.

Certains hôtels ont déjà sauté le pas. C’est le cas de Ushuaïa Beach Hotel. Il est équipé d’un dispositif de reconnaissance des empreintes digitales. De plus, l’hôtel propose de régler des séjours par paiement biométrique. Il met aussi en place des programmes qui offriront la possibilité aux clients de sélectionner des événements et des activités qui apparaitront sur leur profil Facebook.

L’hôtel souhaite montrer l’exemple aux autres hôteliers en démontrant comment l’utilisation des nouvelles technologies peut améliorer l’expérience client.

En Chine, l’hôtel FlyZoo, utilise la reconnaissance faciale pour proposer une expérience futuriste à ses clients. Grâce à leur visage, ils peuvent s’enregistrer, prendre l’ascenseur ou entrer dans  leur chambre.

IV/ Qu’en est-il du respect de la vie privée ?

 La biométrie soulève aussi des questions en terme de confidentialité des données et de respect de la vie privée. La collecte de données biométriques sont à caractère personnel car, n’oublions pas qu’elles permettent d’identifier une personne. Des dispositifs sont en place pour régler et contrôler se flux.

Des instances gouvernementales et industrielles se réunissent régulièrement pour améliorer les normes et les procédures de contrôle.

Au sein de l’Union Européenne, Il existe des organismes nationaux tel que la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) qui contrôle et réglemente la disposition des données personnelle, notamment avec le le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) oblige à recueillir préalablement le consentement du voyageur.

En Europe, la Directive sur la protection des données biométriques encadre rigoureusement ces pratiques. Hors de question d’enquêter sur la vie privée du voyageur ou ses déplacements professionnels sous peine de très couteuses sanctions.

Des solutions existent pour sécuriser cette collecte et rassurer le voyageur concernant l’utilisation de ses données personnelles

Par exemple Air France utilise le système de matching. Il s‘agit d’un algorithme permettant d’effectuer la comparaison de deux échantillons biométriques.

En l’utilisant au niveau des déposes bagages, il ne collecte pas les données et n’accède à aucune base de données. Il compare juste la photo d’identité et le passager au moment de la vérification.

La biométrie pourrait être associée à la technologie de la blockchain. Etant infalsifiable, le registre numérique va garantir la qualité des données voyageurs, tout en permettant de contrôler l’identité de chaque passager en temps réel pour s’assurer de son exactitude.

Malgré l’existence d’un cadre législatif, le risque de dérive est possible. Effectivement, la biométrie fait partie de ces nouvelles technologies qui nécessitent une réglementation évolutive.

Bien présente dans le domaine aérien, la biométrie simplifie déjà l’expérience du voyageur en terme de sécurité, et de rapidité. Concernant l’hôtellerie, le futur est déjà en marche et promet des séjours plus agréables. Malgré des enjeux de sécurité et de respect des données personnelles, la biométrie promet de bouleverser l’expérience voyageur dans les années à venir.

En Europe, la Directive sur la protection des données biométriques encadre rigoureusement ces pratiques. Hors de question d’enquêter sur la vie privée du voyageur ou ses déplacements professionnels sous peine de très couteuses sanctions.

Des solutions existent pour sécuriser à cette collecte et enfin, rassurer le voyageur de l’utilisation de ses données personnelles.

Par exemple Air France utilise le système de matching. C’est un algorithme permettant d’effectuer la comparaison de deux échantillons biométriques.

En l’utilisant au niveau des déposes bagages,  il ne collecte pas les données et accède à aucune base de données. Il compare juste la photo d’identité et le passager au moment de la vérification.

La biométrie pourrait être associée à la technologie de la blockchain. Etant infalsifiable, le registre numérique va garantir la qualité des données voyageurs, tout en permettant de contrôler l’identité de chaque passager et tout cela en temps réel pour s’assurer de son exactitude.

Le risque de dérive est possible, faute de cadre législative, la préoccupation de la sécurité ne doit pas écorner nos libertés comme le rappel le juriste Robert Corcos, associé au cabinet FTPA.

Le voyageur reste le seul propriétaire de ses données personnelles. La biométrie est une belle technologie qui s’installe petit à petit dans nos déplacements jusqu’à devenir une part importante dans l’amélioration de l’expérience voyageur.

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